Les Entretiens du nouveau monde industriel
Cette troisième édition sera consacrée aux nouveaux objets communicants et au nouveau système des objets.
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English version
Jeudi 26 novembre
Accueil café 9h
Session 1 - 9h30–12h : Le retour de la matière
Les dernières décennies ont été dominées par le développement de ce que l’on a appelé le « virtuel », que l’on a opposé au « réel », et que l’on a assimilé à l’« immatériel ». Avec l’internet des objets, c’est la matière qui revient au cœur des systèmes d’information. Il n’existe pas d’information sans supports matériels et réciproquement, ce qui signifie que le virtuel n’est pas l’opposé du réel : il en est la possibilité d’apparition.
Déroulé et intervenants :
- Introduction, Alain Seban
- Objets réticulés et hyperobjectivité, B. Stiegler
- Nouveau monde industriel et nouveaux espaces du design, A. Cadix (ENSCI - Les Ateliers)
- Les enjeux de politique industrielle du nouveau système des objets, B. Benhamou (Délégué aux usages internet)
- Le devenir-média des objets quotidiens, H. Verdier (Cap Digital)
Session 2 - 14h–16h : Le nouvel objet industriel
Le nouveau monde industriel produit un nouvel objet industriel – qui poursuit sur un autre mode ce que Simondon avait appelé le « processus de concrétisation » : ce néo-objet enregistre des événements, en produit d’autres, s’agence à d’autres objets agis par des sujets. Autrement dit, l’internet des objets constitue aussi le carrefour des possibles et des alternatives qui feront le nouveau monde industriel.
Déroulé et intervenants :
- Designer les NéoObjet, J.L Frechin (No Design)
- Le nouvel objet industriel, N.Nova (LiftLab)
- La métamorphose des objets, F. Kaplan (EPFL)
- Stratégie, vision de l’Internet des objets, J.L Beylat (Alcatel Lucent)
Session 3 - 16h15 -18h : Nouveaux standards, nouveaux logiciels et nouvelles infrastructures pour les néo-objets
Il n’y a pas d’internet des objets sans capteurs, il n’y a pas de capteurs sans compatibilité et standards de communication, etc. L’enjeu est plus que jamais celui du nouveau monde industriel, et qui fera bouger le modèle internet lui-même, soit en le soumettant aux logiques d’un contrôle centralisé, occulte et toujours plus puissant, soit au contraire en accentuant son caractère décentralisé et hautement contributif.
Déroulé et intervenants :
- Histoire de la traçabilité industrielle, X. Barras (GS1)
- Le cloud computing et l’internet des objets, C. Fauré (Cap Gemini)
- Données ouvertes, données portables, que partageons-nous sur le Web?, V. Peugeot (Sofrecom)
LE CARREFOUR DES POSSIBLES EST REPORTE AU 17 décembre prochain au CNAM dans le cadre des Rencontres Cap Digital.
La FING (Fondation Internet Nouvelle Génération) s’associe à l’événement en organisant le 26 novembre le Carrefour des possibles au cours duquel une dizaine de projets de jeunes entreprises seront présentés sur des thèmes aussi variés que :
- L’objet téléphone mobile : nouvelles interfaces, nouveaux services, nouveaux usages
- RFIDisation des objets, machine-to-machine
- Nouveaux objets/interfaces, multisensorialité, nouveaux capteurs
- Instruments culturels numériques, instruments musicaux, interfaces sensori-motrices
- Objets spatiotemporels (ou incluant une fonction temporelle, horloge, planning,…)
- Objets programmables, objets ouverts (Open source)
- Objets en kit, objets bricolables (pratiques amateurs)
- Protection et portabilité des données personnelles (contrôle des objets communicants)
- Services IP v6, supervision, standardisation
- Micro-objets, nano-objets, secteur médical
- Objets « inutiles », objets publicitaires, marques, objets affectifs
- Robotique
- Objets virtuels communicants, agents, crawlers, …
- Appareils de réalité augmentée
- Objets éducatifs.
Vendredi 27 novembre
Accueil café 9h
Session 4 - 9h30-12h : Innovation ouverte et objet inachevé
Le système des néo-objets pourrait-il devenir un vaste Mécano open source ? On parle désormais de hacking d’objet (aussi bien que de biosynthèse, sinon de nano-objets), do it yourself devenant le mot d’ordre en tous domaines dans ce qui se présente comme une économie générale de
la contribution. La valeur de l’objet se construirait dans ce qui ne serait plus seulement ou sa customisation, mais bien sa réalisation – au sein de communautés de praticiens partageant ces réalisations.
Déroulé et intervenants :
- De la société fabless au monde des fablabs, De la simplicité à la complexité comme argument commercial, - Le modèle industriel de l’open object, Daniel Kaplan, FING
- Hackers and Makers, Massimo Banzi (Arduino)
- When connecting things becomes possible : 7 corners of an Evolved Networked Episteme, Julian Bleecker
- Les concepts de blogjet et de networked objects, Adaam Greenfield
Session 5 - 13h45– 15h45 : Les nouveaux agencements d’objets
Une organologie tactile est en phase d’émergence avec les objets communicants dont l’Iphone
est le principal représentant, et sur laquelle enchaîne une organologie haptique qui n’engage plus seulement le doigt, mais aussi les mains et avec elles tout le corps et en premier lieu le toucher, aussi bien qu’une organologie du corps propre, de la cellule familiale et plus généralement des espaces domestiques.
Déroulé et intervenants :
- Du transit à la reliance : le nouveau paradigme de la mobilité urbaine, Georges Amar (RATP)
- Phénoménologie du corps propre et de l’espace intime réticulés, François David Sebbah (UTC)
- La question des marques dans le contexte des néo-objets, Benoît Heilbrunn (ESCP)
Session 6 - 16h – 18h : L’industrialisation de l’objet transitionnel et la reconfiguration du temps et de l’espace intimes dans l’interobjectivité des réseaux
« Coder le savoir sur les individus », tel est à nouveau l’enjeu, comme l’avait déjà décrit, dans une autre mesure, et en d’autres temps, Surveiller et punir. Et on peut le coder pour les individus eux-mêmes, c’est à dire dans une réflexivité critique de leurs propres pratiques, et de leurs propres productions d’objets ou d’agencements, ou bien à leur insu, en faisant d’eux les hyperconsommateurs contribuant passionnément et aveuglément à une forme extraordinairement sophistiquée de servitude volontaire.
Déroulé et intervenants :
- Le consommateur mis au travail, Marie-Anne Dujarier
- L’extime, Alain Abelhauser
- Anthropologie de l’intimité, Jean-Paul Demoule
