Bernard Stiegler
Bernard Stiegler, directeur de l’Institut de recherche et d’innovation du Centre Pompidou, est philosophe et docteur de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Il a été directeur de programme au Collège international de philosophie, professeur à l’UTC (Université de Compiègne), où il est toujours professeur associé, directeur de l’unité de recherche Connaissances, Organisations et Systèmes Techniques, qu’il y a fondée en 1993, directeur général adjoint de l’Institut National de l’Audiovisuel, puis directeur général de l’IRCAM.
Il est l’auteur de La technique et le temps, ouvrage en six volumes dont trois sont parus aux éditions Galilée (La faute d’Epiméthée, La désorientation et Le temps du cinéma et la question du mal-être). Il a également publié Passer à l’acte, mai 2003, Aimer, s’aimer, nous aimer. Du 11 septembre au 21 avril (octobre 2003), De la misère symbolique 1. L’époque hyperindustrielle (mars 2004), Mécréance et discrédit 1. La décadence des démocraties industrielles (novembre 2004), et De la misère symbolique 2. La catastrophè du sensible, avril 2005, Constituer l’Europe 1 et 2, 2005, Mécréance et discrédit 2 et 3, 2006, Des pieds et des mains, 2006, La télécratie contre la démocratie. Lettre ouverte aux représentants politiques (octobre 2006), Réenchanter le monde. La valeur esprit contre le populisme industriel (octobre 2006), Prendre Soin. De la jeunesse et des générations, Flammarion, 2007, et Economie de l’hypermatéirel et psychopouvoir, Mille et une nuits, 2007. Le recueil d’entretiens Philosopher par accident (avril 2004) est une introduction à sa pensée. Ces ouvrages ont été traduits en anglais, en chinois, en japonais, en néerlandais, en italien, en espagnol, en portugais et en allemand.
Bernard Stiegler a par ailleurs publié plus d’une centaine d’articles dans des revues du monde entier, et il intervient régulièrement dans de nombreuses universités étrangères. Il a été rapporteur pour la commission européenne, le gouvernement français et l’Unesco.
Bernard Stiegler a été également concepteur et commissaire de l’exposition Mémoires du futur, présentée au Centre Pompidou en 1987. Il a mené de nombreux projets de développement logiciel dans les domaines du texte de l’image et du son, et plus généralement, dans les technologies cognitives.
Ses travaux les plus récents sont consacrés à l’élaboration d’une théorie du fait noétique, avec le concept d’hypomnésis, et d’une théorie du fait esthétique appelé « organologie générale », en articulation étroite avec les pratiques artistiques et culturelles, avec les évolutions technologiques et industrielles, et avec la théorie générale de l’individuation qu’il reformule à partir de Simondon.
Il a fondé l’association Ars Industrialis en juin 2005 avec Georges Collins, Marc Crépon, Catherine Perret et Caroline Stiegler.





